L’Inde est à l’honneur cette année pour le 66e Festival de Cannes et pour cause, voilà 100 ans que Bombay oeuvre pour le 7e art. Affiche-festival-de-cannes-2013

Plus de 13000 grands écrans animent l’Inde allant de la projection sur toile tendue dans les villages aux multiplexes high-tech qui feraient palir les occidentaux.

Le cinéma en Inde ne se limite pas à Bollywood et ses nombreuses productions en hindi, près de 1500 films sont sortis des studios de Bombay en 2012. D’autres régions produisent leur cinéma, dans leur langue avec leur acteurs fétiches. A Chennai (Madras), le Kollywood est réalisé en tamoul dans le quartier de Kodambakham. A Hyderhabad, le Tollywood est en langue Telougou, au Kerala, le Mollywood est produit en Malayalam …

La composante commune de toutes ces productions cinématographiques est la part importante donnée aux danses et chansons qui rythment ces films de 3h. Un comédien, en Inde, ne peut pas se contenter de son jeu d’acteur, il doit savoir déhancher et exceller dans l’art du play-bac (oui, une poignée de chanteurs  travaillent dans l’ombre des ces acteurs tant adulés).

On aime ou on aime pas mais faut se rendre à l’évidence, le cinéma indien a su durer dans le temps et s’adapater aux nouvelles technologies. Il s’ouvre au reste du monde depuis quelques décennies, notamment en France depuis la diffusion de Devdas en 2002  mais aussi grâce à l’energie de ces passionnés en France qui organisent des festivals tel que la Bollywood Week, des évènements autour de la danse, tel que le Festival France India,  des cours et des ateliers de danse proposés par de nombreuses associations dans l’hexagone.

 Skhekhar Kapoor qui présentera hors compétition Bollywood, The greatest love story ever told souligne que c’est bien la seule culture capable de réunir tous les indiens. En France, c’est aussi un loisir récréatif intergénérationnel et intercommunautaire.

Bon Festival de Cannes !

Bollywood fête ses 100 ans au Festival de Cannes